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Catégorie l'allaitement en general

Bébé prend-il assez de lait?

Rappel sur les tétées:


    *8 à 12 tétées par jour, des tétées moins fréquentes posent un problème uniquement si le bébé ne prend pas assez de poids.

    *idéalement, bébé détermine la durée de la tétée et lâche lui-même le sein avant de peut-être prendre le second,

    *le bébé a un petit estomac d'environ 5 ml pour une production d'environ 35 à 50 ml de colostrum le premier jour,

    *le rythme des tétées est irrégulier (repos de plusieurs heures puis nombreuses tétées rapprochées).

Quand revoir la conduite de l'allaitement ? 

    *perte de poids supérieure à 7 % du poids de naissance,

    *perte de poids sans reprise au 4e jour de vie,

    *pas de reprise du poids de naissance à J1O.

La succion efficace :

        *bébé ouvre très grand la bouche

        *rythme de succion lent et régulier,

        *lèvres retroussées,

        *mouvements des mandibules, oreilles et mâchoires,

        *langue sous le sein, pas de « claquement de langue »,

        *son menton et son nez touchent le sein.

Succion type : *mouvements rapides de succion

                         *quand bébé obtient du lait, il ouvre grand la bouche et son menton s'abaisse

                         *pause, bébé prend une gorgée(plus la pause est longue plus bébé prend du lait)

                         *puis fermeture et déglutition, celle-ci n'est pas toujours audible.

NB : on peut se démontrer cette succion efficace en buvant à la paille : succion (le menton s'abaisse)-pause pendant la gorgée-déglutition.

A partir du 3 ou4e jour, on entend le bébé déglutir pendant la tétée, à chaque succion au début puis toutes les 2 à 3 succions vers la fin de la tétée.

Pendant la tétée, il y a une alternance de succions efficaces et de « tétouillages ».

Les selles du bébé :


        *Les 2-3 premiers jours, le bébé émet du méconium : selles vertes foncées presque noires, visqueuses et collantes.

        *Vers le 3-4e jour avec la montée de lait, les selles deviennent plus claires, car il y a davantage de lait, et en quantité plus importante, au moins 2 selles par jour.

        *5e jour les selles sont pâteuses ou liquides, couleur moutarde avec une odeur faible. L'aspect peut parfois varier, selles vertes ou oranges, avec du lait caillé ou des mucosités, aspect de mousse à raser

        *En général, lorsque les selles sont marrons, bébé ne reçoit pas assez de lait.

        *Après 4 à 6 semaines, le transit se modifie : soit le bébé aura plusieurs selles par jour quasiment à chaque tétée soit au contraire le bébé ne va émettre qu'une selle tous les 3 jours voire 1 semaine ou plus ; Les selles seront dans ce cas normales c'est à dire pâteuses, jaunâtres et souvent abondantes. Si le bébé est allaité exclusivement au sein et à la demande, ce n'est pas une constipation mais une assimilation quasi totale de tous les composants du lait maternel n'ayant alors que très peu de « déchets ».

    Il faut retenir que du 5e jour à au moins 3 semaines, le bébé doit avoir au moins une selle par jour sinon il faut revoir la conduite de l'allaitement.

Les urines :

  Les 2 premiers jours : 1 à 2 couches mouillées par jour.

    Dés le 3e jour : 5 à 6 couches bien mouillées par jour (comme si on versait un verre d'eau dans une couche sèche).

L' éveil :


  Un bébé qui tète bien, qui reçoit assez de lait, est bien éveillé, a la peau douce et souple. Le bébé sourit, est attentif à ce qui se passe autour de lui et a un bon tonus musculaire.

    Attention aux bébés qui dorment beaucoup au-delà des 2 premiers jours et qui « sont sages » car ils se manifestent trop discrètement, se calment seuls et se rendorment sans avoir téter.

La courbe de poids :

       Il faut penser que chaque balance est différente et qu'il faut peser le bébé nu sans couche.

    La prise de poids s'interprète selon l'âge du bébé, à partir du poids le plus bas et il faut considérer le poids avec la taille et le périmètre crânien.

    La prise de poids n'est pas toujours régulière, le bébé pourra prendre plus de poids certaines semaines et moins les suivantes, c'est normal.

    Il n'y a pas de limite supérieure de poids car le lait maternel est l'aliment idéal pour le bébé.

    Les nouveau-nés à la maternité perdent du poids jusqu'à ce que la production lactée de la mère devienne plus abondante le 3 ou 4e jour. Une perte de poids jusqu'à 7% est normale, elle est causée par la perte de liquides excédentaires dans les tissus du bébé et par l'élimination du méconium.

    Pour un allaitement bien mené :

    *bébé ne perd pas plus de 7% de son poids de naissance,

    *les 2 premiers mois: 190 g/semaine pour les filles  

                                 230 g/semaine pour les garçons

    *Les mois suivants : 140 g/semaine pour les filles

                                150 g/semaine pour les garçons

    *Si la prise de poids au cours des 2 premiers mois est inférieure à 145 g/semaine ou qu'il y a une stagnation du poids en début d'allaitement, il faut que la maman revoit la conduite de l'allaitement avec une personne compétente (vérifier la succion, la position, le rythme des tétées, les urines).

    Certains bébés allaités démarrent leur courbe de poids en flèche puis stagnent.

Mesures pour augmenter sa lactation :

    Plus le bébé reçoit de colostrum, plus la perte de poids est limitée.

  Allaiter à la demande (ou à l'éveil lors de la mise en route), sans restriction horaire, si besoin, prévoir 24 à 48h à s'occuper presque uniquement des tétées et se reposer.

  Il faut s'assurer que le bébé est dans une bonne position.

    Proposer les deux seins et attendre que le bébé lâche le sein.

        -La super alternance :

Lorsque la production est vraiment très insuffisante, il faut changer plusieurs fois de sein au cours de la même tétée chaque fois que le bébé s'endort, ralentit son rythme ou pleure.  

Si la production est encore trop basse, il faudra tirer le lait entre les tétées de préférence avec un tire-lait électrique et idéalement double pompe.

-La compression :

Elle consiste à compresser le sein pendant que le bébé tète en mettant le pouce au-dessus et les autres doigts dessous, loin de l'aréole, pour augmenter le flux de lait. Si le bébé s'endort, la compression relance le flux de lait et incite le bébé à téter.

        -Les stimulants :

Cf fiche les stimulants.

Idées fausses :

    Toutes les mères n'ont pas les seins tendus avant une tétée.

     Un bébé qui fait ses nuits rapidement, dort beaucoup, est trop sage peut en réalité tout simplement ne pas recevoir assez de lait.

    Il n'y a pas de règles sur la fréquence et la durée des tétées.

    Bébé prend un biberon après la tétée ne veut pas dire qu'il a faim.


Posté le 06/02/2008 | 673 consultations | 4 commentaires | Voir et commenter l'article

L'allaitement et le travail: tirer son lait

    Il existe des dispositions légales pour aménager le temps de travail des femmes qui allaitent. Le code du travail déclare : « Les mères qui travaillent disposent d'une heure par jour pour allaiter pendant les heures  de travail, un an à compter du jour de la naissance ». Cette heure, répartie en deux fois demi heure pour allaiter l'enfant sur le lieu de travail ou pour tirer son lait.        
    Ne vous privez pas du plaisir de la tétée de retrouvaille après une journée de travail. Il y a de nombreuses façons de s'organiser pour concilier travail et allaitement.

    En cas d'absence, de séparation ou de reprise du travail, la maman peut apprendre à tirer son lait.


Comment tirer son lait ?    


*L'extraction manuelle :

    Certaines mamans trouvent ce moyen plus facile et pratique.

        Technique : entourer le sein de la main, le pouce au dessus et les autres doigts en dessous forment un « C » et soutiennent le sein. Appuyer fermement les doigts vers la cage thoracique puis rouler le pouce en avant et les doigts en avant. Répéter ces mouvements puis recommencer en faisant tourner la main sur toute la circonférence du sein, de façon à drainer tous les canaux lactifères.

    Tirer 5 minutes d'un côté puis changer et recommencer au moins deux autres fois de chaque côté.

    Cette technique demande à être démontré et de l'entraînement.

*Le tire-lait manuel ou électrique :

    Les tire-laits manuels se trouvent facilement dans certaines grandes surfaces,  dans les magasins de puériculture et les pharmacies.

       
    Ils varient entre 40 et 80 euros et sont pratiques pour une utilisation ponctuelle. 

     Selon l'utilisation faite, il vaut mieux louer sur ordonnance un tire-lait électrique simple ou double pompage. 

    Il ne faut surtout pas se décourager si lors de la première utilisation, la maman n'arrive pas à extraire de lait. Cela ne signifie pas qu'elle ne produit pas de lait mais la stimulation n'est pas la même que la succion du bébé, et il faut se faire à l'idée de donner son lait à une « machine ». Il faut se mettre en « condition » au calme et se relaxer pour favoriser la production et l'extraction du lait.

    Le lait définitif a un aspect clair, opalescent, aux reflets bleutés ; Une couche graisseuse se dépose à la surface.

Précautions et conservation:


    Avant toute extraction de lait, il faut se laver les mains.

    Pour l'utilisation d'un tire lait, il faut qu'il soit nettoyé puis stérilisé au moins une fois par jour.

        De récentes études démontrent que le lait maternel possède des propriétés auparavant inconnues qui le protègent contre la contamination bactérienne.

    Le lait maternel peut se conserver :

<!--[if !supportLists]-->         <!--[endif]-->*A température ambiante 6 à 10 heures.

<!--[if !supportLists]-->         <!--[endif]-->*Au réfrigérateur (0° à 4°) 5 à 8 jours (pas dans la porte).

<!--[if !supportLists]-->       * <!--[endif]-->Dans le freezer du réfrigérateur 2 semaines

<!--[if !supportLists]-->         <!--[endif]-->*Dans un congélateur combiné avec un réfrigérateur 3 à 4 mois

<!--[if !supportLists]-->         <!--[endif]-->*Dans un congélateur séparé (-18°) plus de 6 mois.

     Si on souhaite congeler le lait, il faut le faire rapidement après l'extraction.

NE PAS RECONGELER DU LAIT DECONGELE

    Le lait décongelé se conserve 24 H dans le réfrigérateur.

      On peut verser le lait tirer dans des récipients stériles tels que des biberons, des petites bouteilles en verre, des sachets à usage unique de congélation (certaines mamans le stockent dans des sachets à glaçons).

    Le lait doit être étiqueté avec la date, heure et la quantité, ne remplissez pas à ras bord les récipients destinés à la congélation. Congeler le lait par petites quantités pour ne pas en gaspiller.

        Différents laits tirés peuvent être mélangés à la fin de la journée lorsqu'ils sont tous à la même température.


Quand tirer son lait ?  


        Il est préférable pour une maman qui reprend le travail de s'entraîner à l'avance et si possible se faire des réserves au congélateur.

    Chaque maman trouvera son organisation pour tirer son lait, certaines tirent une à deux fois par jour, d'autres tirent après chaque tétée puisqu'il y a eu sécrétions d'hormones et que le lait s'écoule facilement. Dans tous les cas, la maman aura quand même assez de lait pour nourrir son bébé directement au sein.

        La fréquence d'extraction lors de séparation maman/bébé dépend de sa durée. Il est recommandé de ne pas passer plus de 3 ou 4 heures sans tirer.

    Au bout d'un certain temps, vos seins s'habitueront à la nouvelle situation.

Don du lait au bébé: 


        Il est préférable que les premiers biberons ne soient pas donnés par la mère.

    Si le bébé refuse ce biberon, on peut essayer de lui donner le lait à la tasse ou à la cuillère, varier les positions pour le donner, essayer différentes tétines et proposez le biberon avant qu'il n'ait trop faim.

    Pour décongeler ou réchauffer le lait maternel, il faut le mettre sous ou dans l'eau chaude, dans un chauffe-biberon jusqu'à température ambiante et le mélanger avant de lui donner. Ne pas utiliser de micro-ondes.

        La plupart des mamans qui travaillent arrivent à allaiter totalement leur bébé les jours de repos sans problème d'adaptation.

    Le plus gros souci des mères qui allaitent et qui travaillent est la fatigue, puisque la femme doit être à la fois maman, femme et salariée.

             


Posté le 06/02/2008 | 581 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

L'engorgement

    Lorsque le sang et la lymphe circulent lentement dans le sein, les fluides contenus dans les vaisseaux sanguins peuvent suinter dans les tissus mammaires, ce qui cause l'œdème.

    Les seins sont enflés, sensibles, chauds, rouges, douloureux avec des élancements qui peuvent s'étendre jusqu'à l'aisselle.

    La peau peut être tendue, brillante et transparente.

   L  'engorgement peut également provoquer une légère fièvre.

  Il peut survenir au niveau de l'aréole seulement, au niveau du sein seulement ou aux deux endroits simultanément ; dans un seul sein ou les deux.

    Bien que l'engorgement soit plus courant pendant la première ou la seconde semaine après l'accouchement faisant suite à la montée de lait, il peut également survenir plus tard (si le bébé saute des tétées par exemple).

Complications


*des problèmes à allaiter le bébé ou un gain de poids lent si ce dernier est incapable de bien prendre le sein.

*des douleurs au mamelon lorsque le bébé cherche à prendre une aréole trop ferme pour être saisie.

*la mastite.

    La prévention repose sur un allaitement à la demande, aussi longtemps et aussi souvent que le bébé le souhaite, éviter les sucettes et ne pas porter de soutien-gorge serré.

Traitements


            Si l'engorgement est traité rapidement, sa manifestation la plus intense s'atténue en 12 à 48 heures.


    Juste avant la tétée : * prendre une douche chaude ou appliquer des compresses ou gants chauds et humides ou encore appliquer un coussinet apaisant chauffé.             

                               *effectuer un massage appuyé de la poitrine allant de l'extérieur vers le mamelon en un mouvement circulaire

                                        *pétrissage du bout des doigts de la zone indurée.

    

<!--[if !supportLists]-->Si l'aréole est engorgée, les mamelons sont plats et tendus, le bébé ne peut pas bien prendre le sein.


    Il faut donc exprimer un peu de lait pour ramollir l'aréole afin que le bébé prenne bien le sein ; on peut s'aider d'un verre d'eau chaude dans lequel on introduit le mamelon.


    Des tétées fréquentes, à la demande : plus le bébé tète souvent et efficacement plus l'engorgement se résorbe rapidement. Si le bébé ne boit pas assez longtemps pour bien vidanger les seins, encourager la mère à exprimer son lait manuellement.


Des compresses froides entre les tétées ou des coussinets raffermissant pour réduire l'œdème. Prendre soin d'interposer entre la peau et le froid une pièce de tissu pour éviter une gelure.


    Du repos.
 
    En homéopathie, on a Bryona alba 9CH 5 granules toutes les heures en espaçant selon l'amélioration.


   
Les feuilles de chou, en remplacement des compresses ou coussinets raffermissant semblent efficaces. Rincer les feuilles de chou réfrigérées ou chauffées au micro-ondes, enlever la grosse nervure et découper un trou pour le mamelon, les écraser pour en extraire le jus. Les appliquer directement sur les seins à l'intérieur du soutien-gorge. Lorsqu'elles sont fanées(2 à 4 H) les remplacer par des feuilles fraîches.



    Varier les positions en veillant à orienter le nez du bébé vers la zone engorgée. La position de la louve ou du ballon de rugby sont efficaces


 
 

<!--[if !vml]-->

  Porter une coquille d'allaitement 30 minutes avant la tétée.

   Porter un soutien-gorge bien ajusté, pas trop serré et enlever le pendant la tétée.

    

<!--[if !supportLists]-->  Si la douleur est intense, administration d'un anti-douleur compatible avec l'allaitement(paracétamol, ibuprofène).

               La mastite 

    C  'est une inflammation du sein, qui se traduit par une traînée rouge, chaude, douloureuse, superficielle partant de l'aisselle où se forment des ganglions douloureux, elle est souvent provoquée par une mauvaise position du bébé au sein.

  Elle a deux origines :


                Canal lactifère obstrué :

*apparaît graduellement

*peut changer de zone dans le sein

*la mère sent un peu de chaleur ou pas du tout dans la zone touchée

*la douleur est bénigne et localisée,

*la mère se sent bien

*température inférieure à 38,4°

*cause : soutien-gorge trop serré, une couture mal placée, un porte-bébé qui comprime le sein, parfois des sécrétions séchées (lait ou autre) recouvrent ou obstruent l'un des orifices du mamelon.


            Infection bactérienne ou virale:

*apparaît soudainement

*est localisée

*le sein est rouge, chaud, enflé

*la douleur est intense et localisée

*la mère a un syndrome grippal

*température supérieure à 38,4°.

Le traitement est le même que l'engorgement.

    Il est essentiel que le bébé prenne bien le sein pour que la tétée soit efficace, installer le bébé de façon que son nez pointe vers la masse. Allaiter le bébé du côté douloureux souvent et assez longtemps pour que le lait s'écoule bien par les canaux

    En homéopathie on retrouve Rana bufo 5CH 5 granules toutes les 4 heures jusqu'à disparition en association avec :

        *Apis mellifica 9CH 5 granules 6 fois par jour si sensation de brûlure ;

        *Belladona 9CH 5granules par heure si induration, rougeur et chaleur.

        *Apis mellifica 15CH et Bryona alba 9CH 5 granules de chaque toutes les deux heures pour la montée de lait du 3e jour qui peut être accompagnée d'un pic fébrile, traitement de courte durée.

    Une antibiothérapie peut être proposée si la température est supérieure à 38,4° plus de 24 heures.

    L'allaitement ne doit pas être interrompu : le bébé ne court aucun risque en tétant lorsque sa mère à une infection du sein (des anticorps qui protègent le bébé des bactéries responsables de l'infection se forment dans le lait).


                     L'abcès du sein

    C  'est une infection qui a « mûrie », conséquence d'une mastite non traitée.

    Une accumulation localisée de pus se forme dans une zone du sein, elle doit être incisée et drainée mais peut parfois s'ouvrir et se drainer seule.

    C  'est un problème sérieux et douloureux qui nécessite des soins immédiats.

    Le traitement en est le repos, une antibiothérapie et le drainage.

   L  'allaitement peut se poursuivre du côté non atteint ; la maman tirera et jettera son lait de ce côté jusqu'à la guérison.


Posté le 06/02/2008 | 508 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

La diversification de l'enfant allaité

Pourquoi ? 



    Car au-delà de 6 mois, les besoins nutritionnels du bébé ne sont progressivement plus tous comblés par le lait maternel seul.

  Car cela fait partie du développement de l'enfant d'apprendre de nouvelles façons de se nourrir.

Quand ?


A partir de 4 mois : à éviter

    

  Plus on introduit tôt les aliments autres que le lait maternel, plus on augmente le risque d'allergie alimentaire.

    Le bébé n'a encore besoin que de lait maternel jusqu'à 6 mois, c'est le meilleur aliment pour lui.

    Plus le bébé va manger d'aliments solides, moins il va téter de lait maternel (la quantité de solide absorbée remplace d'autant celle que bébé va vouloir prendre en lait) et la lactation peut baisser précocement.

    La diversification n'empêche pas un bébé de se réveiller la nuit.

    Peut être utile si la maman travaille et pense ne pas pouvoir tirer suffisamment de lait pour satisfaire les besoins de son bébé. L'introduction des aliments solides peut éviter de donner un complément de lait de vache

Nécessaire progressivement à partir de 6 mois

    Car la plupart des bébés sont prêts (bébé tient assis, s'intéresse à la nourriture, peut porter un aliment à sa bouche, peut déglutir et mâchouiller un aliment tendre sans le repousser de façon réflexe avec sa langue).

    Le lait maternel  doit rester l'aliment principal de 6 mois à 1 an car il demeure le plus intéressant sur le plan nutritionnel, affectif, immunitaireetc.

    Les nouveaux aliments complètent le lait maternel qui n'est notamment plus suffisant en fer à partir de 6 mois.

Quoi ?


     On peut se référer au tableau édité par le ministère de la santé (cf annexe)

    A  partir de 6 mois, bébé peut goûter les fruits de saison crus ou cuits, les légumes cuits, les pommes de terre, les céréales sans gluten pour bébé (qui peuvent être ajoutées à la purée de fruits ou de légumes si l'enfant ne boit pas de lait autre que le sein), les laitages bien que le lait maternel suffise, la viande qui est la meilleure source de fer.     

  Eviter les fruits et légumes secs, exotiques ou allergisants (cf tableau).

Comment ? 


    Commencer par les textures les plus fondantes pour évoluer doucement selon l'enfant vers les morceaux lorsqu'il en est capable (12-18 mois) : purées, fruits bien murs ou légumes écrasés puis en morceaux fondants, biscuits ou pain à sucer puis à croquer


Les premiers jours/semaines : le plaisir de la découverte

    Le premier objectif n'est pas la quantité de solides donnée, mais l'apprentissage au rythme de bébé.

   Au début, proposer les solides après la tétée permet de commencer dans le calme et la détente (bébé n'est pas impatient et maman n'est pas soucieuse de la quantité !).

    Choisir un moment calme ou bien celui du repas familial.

    N  'introduire qu'1 seul aliment à la fois pour veiller au risque d'allergie.

    Proposer 1 ou 2 fois dans la journée d'abord une cuillerée, puis plusieurs si bébé accepte, ne pas forcer.

    Maintenir toutes les tétées au sein.

    Certains bébés refusent les solides jusqu'à 8 ou 9 mois, leur reproposer régulièrement et en discuter avec le médecin ( qui surveillera la courbe de poids et l'absence de carence en fer en attendant que bébé soit prêt), maintenir  l'allaitement au sein exclusivement car le fer reste mieux absorbé que celui du lait artificiel.

Les premières semaines et ensuite :

   On peut passer de la tétée avant le repas à la « tétée- sandwich » (un peu avant, un peu après) ou directement à la tétée en fin de repas pour compléter le repas, dès que bébé accepte de commencer par manger.
    

   Vers 8 mois on peut aussi proposer des morceaux fondants à manipuler ou du pain à mordiller (souvent apprécié lors des poussées dentaires) en restant près de l'enfant en cas de fausse route.

    Ceux qui prendront un repas copieux sauteront peut-être la tétée, veiller à maintenir les tétées du matin, de l'après midi et du soir voire plus (éventuellement de la nuit selon bébé et maman  cela stimule toujours autant la lactation mais n'est plus strictement nécessaire !)

   <!--[endif]-->Si la lactation baisse, ne pas hésiter à continuer les tétées fréquentes.

    Proposer aussi de l'eau à chaque repas au verre ou à la tasse à bec (éviter le biberon !), éviter encore les jus qui risquent de diminuer la demande en lait maternel.

    On peut mélanger les aliments (cela peut faire accepter un aliment boudé par l'enfant).

  Ne pas forcer, éveiller plutôt l'intérêt en faisant assister l'enfant à la préparation ou en partageant le même repas, voire le divertir en lui proposant un jouet tout en mangeant.

    Les bébés ont des appétits très différents entre eux et parfois d'un jour à l'autre, notamment en cas de maladie ou de poussées dentaires.

Après 1 an :

  L 'alimentation principale vient des solides que le lait maternel vient compléter, sa composition change encore dans ce but.

   Certains bébés aiment encore téter à la fin du repas, beaucoup s'en passent et conservent les tétées qu'ils préfèrent.

  

 Les petits explorateurs sont souvent plus intéressés par retourner à leurs activités qu'à manger, certains gourmands deviennent petits mangeurs!


Posté le 06/02/2008 | 487 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

La place du père

    L 'arrivée d'un bébé constitue un bouleversement pour la famille, une place à trouver pour chacun ; une nouvelle organisation est à mettre en place.


    En général, les images illustrant l'allaitement maternel montrent seulement la mère et son bébé allaité. Pourtant, le père joue un rôle capital, quoique indirect, dans la relation d'allaitement d'ailleurs, il a été observé que chez les mères qui réussissent le mieux leur allaitement, un facteur principal domine : elles ont un conjoint sensible qui les soutient.


    Il est aujourd'hui reconnu à quel point l'attitude du père compte pour la mère, dans le choix d'allaiter et sur la durée d'allaitement.

   

    Une attitude positive du conjoint est très importante, car le contraire pourrait mettre fin à cette expérience unique et enrichissante ou se crée un lien intense entre la mère et l'enfant.

    

    Il est normal que le papa se sente parfois jaloux et envieux, même quelques fois exclu, car la mère porte facilement toute son attention sur cette expérience, mais il n'en est rien !



    Pour prendre part  aux soins et à l'alimentation du bébé, il existe plusieurs façons :

*Apporter le bébé à sa mère

*Assister la mère lors des premières séances d'allaitement

*Lui masser le dos et le cou afin de l'aider à se détendre

*Lorsque l'allaitement est terminé, faire faire le rot à bébé

    

    Le père peut se placer derrière la maman lorsqu'elle nourrit bébé, il peut ainsi regarder par dessus son épaule et se pencher vers bébé pour le regarder dans les yeux, cela constitue une forme d'interaction.

    Avant et après l'allaitement papa peut s'impliquer en :   

                *Changeant la couche, donnant le bain

                *Massant, câlinant, apaisant bébé

                *Marchant avec bébé

                *Jouant, parlant avec bébé ou en lui chantant une chanson


    De formidables champs d'action s'offrent alors au jeune papa qui cherche d'autres occasions d'interactions que l'alimentation.

    

    On sait par exemple qu'un père apporte l'aspect ludique à l'enfant, et qu'il ne joue pas de la même façon que la mère avec le nourrisson. Outre le jeu, d'autres activités, fort appréciées par le nouveau-né, renforcent les liens entre le père et le bébé :le contact peau à peau, le contact visuel, le portage, les bains, les siestes et les bercements...

    

    S 'il cautionne et soutient, le père est aussi celui qui « sépare » la mère et l'enfant, tant symboliquement que physiquement. C'est le tiers, celui qui se place entre les deux et empêche une relation trop exclusive entre maman et bébé.

    

    Pendant tout le temps que dure l'allaitement, la mère et l'enfant expérimentent une relation fusionnelle très forte, qui prolonge celle vécue pendant la grossesse.

    

    Si le cordon ombilical a été définitivement coupé, il subsiste un « cordon lacté » qui relie intimement maman et bébé. 

« Le risque, c'est que la mère s'isole pendant l 'allaitement, qu'elle se « mette en circuit fermé  »et qu'elle se satisfasse totalement de cette relation si étroite avec son nourrisson », poursuit Marie-Dominique Linder, psychothérapeute et psychanalyste. C'est alors que le père est important pour éviter ce piège.

   

    Un allaitement réussi au sens du développement psycho-affectif de l'enfant et du couple nécessite cette présence du père, ce regard à la fois réconfortant qu'il porte sur sa femme et son enfant, mais aussi ce rôle de séparation qu'il joue.

    

    Lorsque le père est inclus dans une réelle relation à trois, il devient celui qui porte en lui le germe de l'indépendance future du tout petit.

« Son rôle se poursuit ensuite au moment du sevrage. Il peut alors donner le premier biberon ou le premier repas et soutenir sa femme dans cette étape parfois un peu douloureuse », conclut M.D Linder.

L'allaitement est un engagement familial total. La tendresse du père est une nourriture aussi douce pour le nourrisson que le lait de sa mère ! !


Posté le 06/02/2008 | 350 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Le portage du nourrisson et du jeune enfant

    Il semble que les humains ont depuis toujours porté leurs bébés. Un grand nombre d'anthropologues soutient la thèse que le porte-bébé est le premier outil inventé par l'Homme.

    

    A  cause de l'évolution de l'espèce humaine, les bébés humains naissent au bout de neuf mois de grossesse prématurément : alors que le cerveau de pratiquement tous les autres mammifères a atteint 80% de sa taille adulte à sa naissance, le nouveau-né humain  naît avec un cerveau dont la taille ne fait que 40% de sa taille future.

    Or, les bébés humains n'atteignent ces 80% que 12 mois environ après leur naissance.

     Nous pouvons donc parler de la première année d'un bébé comme d'une « grossesse hors utérus ».

    Cette observation nous aide à mieux comprendre en même temps les besoins d'un nouveau-né et les avantages liés au portage du nourrisson et du jeune enfant.

 

    Le portage permet aux parents d'apprécier et de satisfaire rapidement les besoins de leur bébé. La proximité entre porteur et porté facilite l'attachement réciproque si vital pour l'enfant.

    

    Grâce au portage, le bébé peut retrouver une grande partie des perceptions sensorielles qu'il a connu in utéro.


Le portage apporte du bien-être :

 

aux bébés :   *pour calmer leurs pleurs

                      *pour les aider à s'endormir

                      *pour faciliter la digestion

                      *pour les rassurer lorsqu'ils sont souffrants

                      *pour leur thermorégulation

                      *pour leur développement moteur, psychique et intellectuel

 

aux parents : *pour leur permettre d'assurer leurs activités quotidiennes sans se séparer de leur enfant et leur rendre leur mobilité

                        *pour les rassurer sur leurs compétences car ils observent que leur enfant est plus calme, détendu et satisfait.

 

   Le portage permet à l'enfant de participer au monde sans être continuellement au centre du monde.

 

    Cette technique de soins aux jeunes enfants peut être apprise à toute personne qui a une fonction de parentalité vis-à-vis de l'enfant : autres membres de la famille,  professionnels de la santé ou de l'éducation(hôpital, crèches...).

   

Indication du portage

 

          *pour tous les nouveau-nés et nourrissons juste après les tétés (et aussi pendant...)

 

*plus particulièrement pour les bébés développant un ou plusieurs des symptômes suivants :   

                    -régurgitations

-difficultés de sommeil        

-pleurs fréquents

-bébés hypertoniques ou hypotoniques

-bébés nés prématurément

-bébés ayant un retard de croissance intra utérin

-bébés nés par césarienne

 

    Il est donc recommandé d'apprendre aux parents occidentaux des portages simples et accessibles à tous.


Quelques questions et peurs récurrentes 

 

Vous allez rendre bébé capricieux ! !

    Nos connaissances actuelles sur l'attachement démontrent que plus les besoins de proximité d'un jeune enfant sont satisfaits,  plus celui-ci peut s'éloigner de sa figure d'attachement et donc naturellement accepter la séparation.

 

Le bébé peut s'étouffer ! !

    Aucun accident de cette sorte n'est connu. La proximité avec le porteur stimule les fonctions vitales de l'enfant, dont son appareil respiratoire.

    Enveloppé entre le tissu et le corps de l'adulte, le bébé se retrouve contenu(comme in utéro) et donc rassuré et à l'aise.

 

Le bébé peut tomber ! !

    Pourquoi tomberait-il ? Tout près de son corps, le porteur perçoit immédiatement chaque mouvement de l'enfant ainsi qu'un éventuel déplacement du tissu. Bien appliqué, le portage ne présente aucun danger de ce genre.

 

C'est mauvais pour le dos ! 

    Pour le dos du porteur et du porté, il est impératif que l'enfant soit installé de façon impeccable. A ce moment-la, le portage s'avère même physiologiquement positif pour les deux. Pour l'adulte, il est important d'installer le portage assez haut et le plus près  du corps possible pour que le point de gravité de l'enfant se rapproche au maximum du corps de l'adulte et qu'il n'y ai pas de ballotement.

    L 'enfant doit être installé dans une position d'enveloppement et non pas de suspension. Sa position doit respecter l'arrondi physiologique de son dos.


Posté le 06/02/2008 | 501 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

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